Le Monde selon Garp : du livre au film

J'aime beaucoup John Irving, surtout dans ses premiers livres, comme "L'Hôtel New Hampshire". Il aborde la fiction avec une finesse et une maîtrise impressionnantes. Ses grands thèmes, la lutte, la relation parent-enfant, les ours, sont un peu systématiques, mais traités de manière intéressante.

 

Donc, quand j'ai vu qu'hier soir, Arte diffusait "Le Monde selon Garp", j'ai allumé mon écran, et visionné.

 

Evidemment, j'ai été déçue. Bon, un film paraît souvent fade lorsqu'on connaît bien le livre dont il a été issu. Mais le réalisateur a très bien réussi, je trouve, à diluer le propos de John irving dans une fiction lente et sans grand intérêt. Les événements se suivent, on s'endort gentiment, on se demande pourquoi certains partis-pris ont été choisis (transformer le déménagement à Vienne en séjour à New-York par exemple).

 Les acteurs ne sont pas en cause, Robin Williams est parfait, Glenn Close (magnifique) sort son épingle du jeu.

 

Et pourtant, on s'ennuie.

 

L'humour noir et truculent de John Irving est oublié. Il ne reste que la platitude d'un film qui accuse ses trente ans.

C'est dommage, dommage, dommage. Courez lire le livre, oubliez le film.

 

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Le seul élément intéressant de la soirée, était le reportage sur John irving, à la suite. Où on voyait l'auteur au travail, ses trucs d'écrivain. (Le petit veinard, il a une assistante pr lui taper ses textes).