Tu n'es pas celle que tu crois : la genèse du livre

Chaque livre a une histoire ; pour l'auteur, l'écriture de chaque livre a des raisons, évoque des tâtonnements, rappelle des joies, des musiques, des semaines précises.

 

Parfois, j'ai commencé à écrire une histoire sans savoir comment elle allait finir. Pour d'autres textes, j'avais un plan détaillé et précis qui me guidait. Mais systématiquement ou presque, le titre me vient en dernier (quand il me vient ! C'est-à-dire que c'est parfois l'éditeur qui l'a suggéré, voire imposé). L'écriture se fait généralement sur des fichiers qui portent des "noms de code" dont on a parfois du mal à se débarrasser.

 

Sauf pour "Tu n'es pas celle que tu crois".

Là, c'est le titre qui m'est venu en premier.

Une nuit, alors que j'étais réveillée, cette phrase s'est glissée dans mon esprit.

Et si quelqu'un venait me dire "Tu n'es pas celle que tu crois", ce serait pour quelle raison ?... me suis-je dit.

Alors j'ai cherché. Cherché. Laissé murir durant plusieurs jours, plusieurs semaines.

J'ai imaginé une raison, j'ai formé un contexte, dessiné une famille, une héroïne.

Le Mont-Blanc est apparu devant mes yeux, environnement idéal pour abriter mon histoire.

L'idée devenait une évidence, il ne restait plus qu'à l'écrire...

 

Et pour une fois, cette première phrase, qui est aussi la première du livre, est restée le titre !

 

Mais finalement, suis-je, moi, celle que je crois être ?